Ma langue

Christophe Tarkos

Ma langue 01
Ma langue 02
Ma langue 03
Ma langue 04
Ma langue 05
Chez Tarkos, il y a « pâte-mot » : le matériau, c'est la langue. La poésie de Tarkos remplit l’oreille. Ce flux de mots répond à l’afflux des choses et des objets, que l’écriture, sérielle et accumulative, s’épuise à inventorier. Les objets les plus communs sont décrits concrètement par répétition, approximation, mastication, rumination. Nous choisissons des textes de la dernière période de l'oeuvre : Anachronisme, Caisses, Le signe =, Ma langue et donnons à entendre ces textes à la table, dans un dispositif conférencier qui met la parole au centre du spectacle. La table est sonorisée et le son de la voix de l’acteur traité avec différents filtres et effets. Derrière l’acteur, un écran de sur lequel on projette des typographies, des graphismes et des textes qui donnent à voir, en même temps qu’on les entend, ces objets verbaux.
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« Il n’y a pas d’autre langue que la langue. Il faudra essayer d’entrer. Au seuil un ennui enlève la force. Il n’y a pas d’autre langue que la langue, il faudra entrer à l’intérieur, on a toujours été à l’intérieur, il n’y a pas à entrer à l’intérieur, on est dedans, y aura-t-il question de sortir du ventre ou faudra-t-il toujours essayer de rester ainsi à l’intérieur du ventre, il n’y a pas d’autre langue et c’est cette langue qu’il ne faut que porter avec soi comme l’on porte de rester dans le ventre parce qu’il n’est jamais question de sortir du ventre et la langue a beau bouger elle remue et se tourne sur elle même. » Christophe Tarkos, Le Signe = « Le T.O.C. poursuit ses recherches sur l’esthétique de la conférence avec un nouveau spectacle, « Ma langue », basé sur les textes de l’écrivain poète Christophe Tarkos, autour d’une idée pourtant simple : le mot. L’occasion de déployer, le temps d’un court instant, de réelles virtuosités d’auteur et d’acteur. » Sarah Bussy dans Les trois coups)

« Le mot mot ment. Le mot mot ne veut rien dire. Pas un mot ne se met à être. Pour qu’un mot existe il faudrait qu’il veuille dire quelque chose. »

Distribution

Avec Laurent Charpentier / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Dramaturgie Muriel Malguy / Lumière Laïs Foulc / Vidéo Boris Nordmann / Son Frédéric Reinhart et Sylvie Gasteau et Didier Léglise / Régie générale Esther Silber

Représentations

► Festival Berthier07, Odéon Théâtre de l'Europe (juin 2007)
► Théâtre de la Vignette, Montpellier (octobre 2008)
► La Loge, Paris (mai 2010)

Production

Production : Cie T.O.C., Collectif 12 de Mantes la jolie, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National, avec le soutien de l'ARCADI. Co-réalisation avec La Loge.